Marche à Londres

12 juillet 2006

Help! (nuit du samedi 08 juillet 2006) 1/2

Je me couche vers 23 heures, Morphée m'appelle inexorablement malgré la chaleur. Après cette journée au soleil de Wimbledon, le sommeil est bien entendu lourd, autant que le temps.

Pourtant, en pleine nuit, des cris me réveillent. Je ne rêve pas. Nul doute, il se passe quelque chose dans la maison.
Les cris sont terrifiants, ce n'est pas de la comédie, je le sens. Je regarde mon mobile, il est 2h18.
Ca se bouscule, ça gesticule, ça gueule, je reconnais la voix de ma voisine. Je sors de mon lit, pas à l'aise... D'une voix rauque, elle lance:
« Help! Help! Call the police. Flat 2! They're killing me! Help! »
... C'est le flat voisin, je suis au numéro 1... Il y en a sept!
Mon sang ne fait qu'un tour. Comme pour les services de secours, le premier réflexe est la propre sécurité du secouriste. Je vérifie que ma porte est bien verrouillée, je ferme les fenêtres, je ferme la porte de la chambre et... je suis tétanisé, je n'ose pas appeler la police.
Je rassemble mes forces, je n'entends plus grand chose, je crois qu'ils sont rentrés dans le logement.
Je téléphone malgré tout, j'essaie le 101, puis le 102, ça ne marche pas, je pense au numéro européen, le 112. Directement, le numéro de mon mobile est signalé et quelqu'un décroche. Je demande la police, il me redirige aussitôt vers le bon service.
J'explique dans mon anglais approximatif ce que je viens d'entendre, je donne mon adresse mais je ne connais pas le code postal complètement. « It's ok. » me lance-t-il. Manifestement, le téléphoniste me croit, j'ai dû être convaincant ou il a senti la peur dans ma voix. Il est déjà 2h23.
Sur ces entrefaites, j'entends des pas redescendre l'escalier... serait-ce les agresseurs qui partent?
Mon logement ne donne pas sur la rue, je suis donc condamné à entendre et ne rien voir, ce qui est encore plus flippant.
Cinq minutes plus tard, une sirène passe dans la rue, mais elle va trop loin...
Mon téléphone sonne, le service de police veut une description plus précise de l'endroit. Je signale le centre commercial en face de la maison. Il raccroche et trente secondes plus tard, je devine la voiture s'arrêtant devant chez moi. Il est 2h30.
Je crois que la porte est encore ouverte, je n'ai pas l'impression que les policiers ont sonné tant ce fut rapide.
Ils montent les escaliers, ils sont plusieurs, les pas sont déterminés...
(à suivre)

NB: les faits relatés ici sont rigoureusement authentiques!

7 Comments:

  • A ce rythme de suspens, je sens que Xtof ne va pas résister à te rendre une petite visite pour connaître la suite plus rapidement.

    Ah ... s'il n'y avait pas cette intendance à assurer (à la Seeonee bien sûr) et ce "ANUs tour" du 19 au 25, sûr qu'il serait déjà chez toi ! :-)))

    @+,
    Roland.

    By Anonymous Roland, at 21:30  

  • La suiiiiiiiiiiiiiite!!! Tsss entre tes photos de stars et tes aventures nocturnes, je vais finir par être jalouse... C'est bien calme pour le moment du côté de Fairbridge Road.

    By Anonymous Coco, at 00:11  

  • Et la suite ...

    Bonne journée
    A+
    http://charles02.skynetblogs.be/

    By Blogger Charles, at 12:57  

  • M'enfin, t'a même pas été secourir la dame? T'es passé a coté de devenir "Sir" Joe London!

    By Anonymous Mich, at 17:17  

  • Entre les stars, le boulot avec les mafieux,te voilà maintenant dans le tournage du nouveau scream. Je dis stop! T'en fais trop Joe. Je te soupçonne d'alimenter le tous pour avoir des lecteurs accroc à ton blog. Pas bête l'artiste. Et n'oublie pas scout toujours

    By Anonymous veronike, at 18:06  

  • Je suis contente de t'avoir vu en ligne aujourd'hui, car en lisant cet article, je me demanderais si tu es toujours en vie!!! Ne fais pas de frayeurs pareilles à tes amis voyons!

    By Anonymous catherine, at 03:45  

  • quel suspens c'est intenable

    By Anonymous bugs, at 09:56  

Enregistrer un commentaire

<< Home