Marche à Londres

12 août 2006

Kensington Gardens (dimanche 30 juillet 2006)



Après la sortie sur le toit (oui, j'avais oublié de dire que la soirée s'était déroulée sur le toit plat de la maison), j'avais rendez-vous avec des serveurs du Gavroche ce dimanche, pour boire un verre et profiter d'une belle journée supplémentaire sur Londres. Leur logement est à la limite des quartiers de Notting Hill et Bayswater. Antoine et Igor, deux Français, logent dans une maison, mais ils n'occupent qu'une pièce avec mezzanine. La pièce principale fait maximum 15 m² et comprend la machine à laver, la cuisinière, une étagère, et une tablette de travail; la mezzanine ne permet même pas de se tenir debout et les lits se limitent à deux matelas disposés sur le sol. Ils doivent partager la salle de bain et les toilettes avec d'autres occupants de la maison. Par contre, ils ont une terrasse... Pour ce dortoir, chacun paie 350£ par mois! Chacun... même les poules pondeuses doivent être moins confinées... et elles ne paient pas de loyer (ah si, les oeufs).
Charles, un autre serveur, est là aussi et joue à la playstation avec Igor, fumant une dernière cigarette avant de se mettre en route.
Nous nous lançons donc à l'assaut de Kensington gardens, à deux pas de chez eux. J'avais amené les bières (des Stella Artois!!), car la fin du mois signifie désargenté pour ces pauvres serveurs.
Deux de leurs copines, toutes deux venues par londonjob-arnaque, et dont l'une travaille au restaurant aussi, viennent nous rejoindre autour du plant d'eau circulaire, près de la Kensington house. Le soleil est là, on bavarde Gavroche, drogues (oui, ce sont des jeunes), l'un manie le diabolo avec beaucoup de dextérité et j'en profite pour le croquer rapidement, en quelques coups de crayons.
Antoine
L'ambiance est vraiment chouette, et je me rends compte tout à coup que je suis le « vieux » du groupe. Non pas qu'ils font une remarque ou que je me sens complètement décalé, mais je réalise que je suis avec des jeunes de vingt ans et que j'en ai presque quinze de plus.
Ce qui me fait plaisir, en fait, parce qu'eux ne semble pas me prendre pour le vieux croûton du groupe. Juste le ... le ... le Sage ??? (oui, j'ose, tant pis)
Nous avons continué ainsi jusque 6 heures, jusqu'au moment où les filles nous ont quittés pour un entretien d'embauche.

Charles et Camille

On décide de retourner vers leur small casa, après un crochet par le Tesco, sorte de grand magasin pas si grand que ça: GB express, Match ou City Delhaize, selon les régions. Pour acheter quoi? Ben , des cigarettes, pardi!
Cette après-midi m'a fait du bien car je ne me suis pas senti « out » de notre jeunesse et même si je ne les suis pas dans tout ce qu'ils vivent, le courant passe bien avec elle.
Tant mieux, car le lendemain, d'autres changements se préparent...

3 Comments:

  • Mon mari m'a remarqué qu'en Belgique, Stella Artois est un "cooking beer" - pas assez de qualité pour qu'on le boit... C'est vrai? Ici on l'appelle "Wife Beater"... :S Pas joli!

    By Anonymous Sera (funkyphantom), at 22:52  

  • C'est vrai que ce n'est pas la meilleure bière de belgique, c'est une "pils" qui se boit facilement. Les meilleures sont les Trappistes ou les bières d'abbaye, et pour les "lager", la Jupiler (très répandue) ou la Maes. Je serais heureux de vous faire goûter cela un jour ;)

    By Blogger Joe, at 23:06  

  • Ben merde alors on est vieux nous !

    By Anonymous barbara, at 13:17  

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