Marche à Londres

19 juin 2006

Cellar?! (mercredi 14 juin 2006)


Ann est partie hier. Elle a eu son entretien pour une petite école française, section maternelle. Soixante-cinq enfants s'y épanouissent (!) dans un environnement culturel francophone.
Nous sommes allés voir le quartier avant l'interview, histoire de repérer l'école.
Après d'âpres recherches dans le quartier Hammersmith, nous l'avons découverte... sous une église. Précisément dans les caves d'une église. Non, ce n'est pas Da Vinci Code qui me tape sur le système, ce n'est que la triste réalité.
Les bambins de maternelle à l'école Le Hérisson ont cours dans les bas-fonds d'une église.
Ce n'est pas le fait que ce soit sous un édifice religieux qui m'intrigue, mais que ce soit SOUS un bâtiment qui m'interpelle.
D'autant qu'après la visite des locaux, elle était assez stupéfaite par l'espace particulièrement réduit des classes. Quant à l'espace de la cour (peut-on d'ailleurs appeler cela une cour?), il est limité à sa plus simple expression, une courette juste derrière le choeur, rempli d'échafaudages pour les réparations des vitraux.
Soit le corps enseignant est très bon, soit il manque de places francophones pour les maternelles à Londres. Franchement, il faut être très motivé pour mettre ses enfants là-bas.
Toujours est-il qu'Ann a refusé l'emploi.

Coincidence, moi aussi j'ai travaillé à la cave ce jour-là. Je m'explique.
Le Gavroche a accepté pour cette journée un gros banquet. Le matin, pas de problème, c'est l'horaire habituel, boulettes beurrées, aspirateur, etc. Mais vers midi, le « petit » personnel est de trop. Pas de sous-fifres dans les pieds, il dégage vite fait! Seulement, le responsable des horaires (un maître d'hôtel) a oublié que Bibi est présent, qu'il est payé pendant toutes ces minutes qui tournent. Et l'Italien n'aime pas ça.
Donc, il faut occuper Bibi. Ces joyeux lurons ne trouvent rien de mieux à me faire faire que de ranger la remise, le « kot » à matériel. En trois heures, je suis chargé de « remettre de l'ordre ». Parfait, ils ont fait appel à la bonne personne. « Tu vas travailler dehors », me dit-il... Tu parles!
En fait de kot, c'est une petite cave sous la route de maximum 15 m², dans laquelle l'air d'une chaufferie qui vient de je ne sais où s'engouffre. S'il fait 27°C dehors ce jour-là, il en fait au moins 40°C dans la « mine à charbon ». Parce qu'en plus, la poussière est présente partout. Normal, je ne vois pas qui viendrait faire les poussières dans ce coin pendant ces heures perdues.
Je parviens à apercevoir, malgré la lumière défectueuse (lisez: absente), une partie des assiettes et tasses qui sont rangées et recouvertes d'un plastique, d'autres qui traînent nonchalamment entre un vieil aspirateur, des chaises, des cartons. En avant pour le rangement!
Grand seigneur, Les Thénardier m'accordent même le droit à une bouteille d'eau fraîche.

Et le pire, j'en ris!

4 Comments:

  • Tu veux savoir ?
    Moi aussi, j'en ris !
    Sacré Joe ...

    By Anonymous Roland, at 09:00  

  • Celà s'appelle l'esclavagisme du 20eme siecle!!!Il te cherche ou quoi!

    By Anonymous veronike, at 16:42  

  • Petit message pour Ann: "Reviens enseigner à ma fille!!! pleazzzzzzzz!!! Les conditions sont quand-même mieux!!!"
    Et Joel... montre-leur que tu n'es pas un pantin!!!

    By Anonymous catherine, at 05:49  

  • ben ils vont pas te payer à rin faire quand-même ! toujours à se plaindre ce petit personnel (hihi)

    barbara

    By Anonymous Anonyme, at 12:22  

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